Orazi

Orazi

ORAZI né en 1906 et mort en 1979, est un peintre de l'École française, membre de la nouvelle École de Paris.

Après des études classiques, littéraires et musicales, il se lance dans la peinture.

En 1934, ORAZI installe son atelier individuel à Montparnasse qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie. Il participe à la vie intellectuelle intense de ce quartier parisien qui depuis les années 1920 est le point de rencontre des nouvelles idées artistiques.

En 1937, il expose à la Galerie de Paris et en 1937 et 1938 au Premier et Deuxième Salon des Jeunes Artistes dans une galerie du Faubourg Saint-Honoré. ORAZI devient un des membres historiques du Salon de Mai parisien, dès sa fondation, et sociétaire de la section peinture du Salon d'Automne. Dans l'entourage de la nouvelle École de Paris depuis 1946, ORAZI est très lié à Édouard Pignon.

L'oeuvre d'ORAZI va du figuratif à l’informel et à la peinture en relief pour revenir au figuratif dans sa toute dernière période. Ses expositions en France, en Europe, au Mexique et au Japon font l'objet de catalogues et d'articles de 1934 jusqu’à 1979. Il y aura aussi des expositions post mortem en 1980,
puis en 2003 et 2005-2006.

Les oeuvres de la période de 1934 à 1948 environ sont des natures mortes, des paysages, des portraits, des compositions, qui font clairement apparaître les éléments distinctifs de sa peinture, caractérisée par un lien avec l'avant-garde historique ainsi que les grands noms de l'art
postimpressionniste français.

À partir de la fin des années 1940, le parcours artistique d'ORAZI connaît un développement fort original. Sa Peinture du Mouvement, 1947-1956 environ, suscite par ses effets dynamiques et plastiques l'intérêt de la presse de l'époque. Le prestigieux journal culturel « Les Lettres Françaises « -fondé en 1942 par Jacques Decour et Jean Paulhan, et dirigée d’abord par Claude Morgan puis Louis Aragon publie ses oeuvres : la série de ses personnages du cirque, clowns, écuyères, ballerines, athlètes, qui sera exposé au Salon de Mai de 1950 à 1952, à la Biennale de Menton et au Salon d'Automne de 1953, à la Galerie Marcel Bernheim, à Paris en 1954, et ses toiles inspirées par le film Rome ville ouverte, du metteur en scène R. Rossellini, exposées au Salon de Mai de 1950 et au Salon d’Automne de 1951 et 1952.

L’attention pour le paysage est une constante chez ORAZI. Dans les années 1950 il se concentre sur la nature méditerranéenne et américaine mais surtout sur Paris. Un Paris qui change et qui, au nom d’une modernité parfois violente, voit disparaître certains de ses traits historiques. Naissent ainsi
les peintures des Paysages Parisiens (ou Cycle Parisien), essentiellement mélancoliques : des vues de Montparnasse où l’on abat de grandes portions de maisons et de petites rues habitées par les artistes, mais surtout des bords de Seine dans ces nouveaux quartiers hérissés de chantiers et de grues qui contrastent avec les péniches amarrées, symboles du passé.

Dans certains de ces paysages la ligne distille les formes, la couleur prend une place essentielle dans la représentation physique : l'artiste prépare déjà sa période informelle sur laquelle il travaille dès la fin de la décade 1950. Toutefois, sa créativité reste ancrée dans son besoin de travailler sur la plasticité et sa Peinture en Relief (ou Peinture de Matière) révèle pleinement sa maîtrise des moyens techniques. Les oeuvres de cette phase, de 1958 à 1968, ont été présentées à différents Salon de Mai, dont l'un à Tokyo, et aux expositions individuelles de 1961 et 1966.

La recherche sur la couleur et la surprenante imagination d'ORAZI trouveront une expression saisissante dans ses dernières périodes picturales : la Ligne Circulaire où il représente les paysages célestes et les trajectoires des planètes, et les vues cette fois-ci figuratives de ses Paysages de l’Imaginaire.


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